émile dubuisson


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site : http://www.fotolog.com/emilehyperion/

date : 04-05/2006


Il y a le geste, calculateur et réfléchi, celui de l’intention première-primaire ; un mouvement du corps qui s’arrête et se fixe pour capter un morceau d’espace, un espace temps.

Il y a le choix et sa cohorte d’imprévus. Un peu de hasard, d’inconscience, d’accidents et la photographie devient une entité propre. Une image qui vit et devient sienne dans chaque conscience. Collectivement ou individuellement elle nous transporte et nous interpelle, c’est le but premier de notre intention.

Qu’est ce qui peut procurer la sensation de mouvement à travers une image fixe ? Le mélange d’une perception précise et d’une imprécision des contours.

La recherche d’une visibilité à travers un champ obscur est une indication de mouvement. Cette mécanique physique de l’acuité rétinienne nous indique un déplacement de l’objet. C’est dans cette direction que m’a mené ce travail.

Le mouvement de va et vient entre le flou et le net lorsque l’acteur se meut devant la caméra fait redoubler l’attention du spectateur. La recherche du point de netteté sur l’écran demande au spectateur un effort de focalisation. L’œil s’accroche au mouvement et fait corps avec. Dans un espace temps très rapproché, la pellicule nous montre deux plans distincts ; un visuellement " propre " et un autre " brouillé ". Le cerveau stimulé par cet effet se concentre de manière à ne pas perdre d’indice. Ces passages indéfinissables amplifient l’effet de mouvement, ils sont synonymes d’alerte. C’est cet effet visuel que j’ai cherché à créer. Les deux étapes étant " reliées " sur un même plan. Sur un photogramme, le net et le flou pour donner la sensation que mon image n’est pas tout à fait fixe, deux prises de vues d’à peu près le même champ et le regard qui cherche si l’image se meut.

Emile Hypérion Dubuisson




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